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Le diabète de type 2 : comment savoir si on l'a ?

Publié le 1 août 2026

Près d'un diabétique sur deux ignore qu'il l'est. Une prise de sang est la seule façon de le savoir.

Le plus souvent, on ne le sait pas. Le diabète de type 2 s'installe lentement et reste longtemps discret. Il est souvent découvert par une analyse de sang, ou quand une complication apparaît. C'est pourquoi un dosage peut être utile même quand on se sent bien.

Pourquoi est-il si discret ?

C'est la forme la plus fréquente de diabète. Contrairement au type 1, son installation est lente et les anomalies du sucre restent d'abord modérées.

Il devient plus fréquent avec l'âge. À l'origine : une résistance prolongée des tissus à l'insuline, qui finit par épuiser la sécrétion.

Que se passe-t-il dans le pancréas ?

Le pancréas contient de petits amas de cellules, les îlots. Les cellules bêta y fabriquent l'insuline, l'hormone qui fait entrer le sucre dans les tissus.

Quand les tissus résistent, ces cellules en produisent davantage. La glycémie reste normale. Puis la compensation s'épuise : la tolérance au glucose s'altère, et le diabète apparaît.

Pendant toute cette phase, le corps absorbe le problème en silence.

Quel rapport avec le poids ?

L'obésité est au départ de l'enchaînement. Le tissu graisseux libère des acides gras et d'autres substances qui entretiennent la résistance à l'insuline.

Obésité, diabète de type 2 et excès de graisses dans le sang se rencontrent souvent ensemble. C'est cette combinaison qui augmente le risque cardiovasculaire.

Comment finit-il par se voir ?

Souvent par ses complications, surtout vasculaires.

L'athérome — le dépôt qui rétrécit les artères — apparaît plus tôt et plus sévèrement, et la thrombose coronaire est fréquente. Les petits vaisseaux sont touchés aussi, ce qui explique une grande partie des atteintes de l'œil, du rein et des nerfs.

Jusqu'à 30 % des diabétiques finissent par avoir des protéines dans les urines, en général après de longues années. Cela peut évoluer vers une insuffisance rénale chronique.

Quand consulter un médecin

  • La bonne question n'est pas « ai-je des symptômes ? » mais « dois-je faire un dosage ? ». Surtout en cas de surpoids ou d'antécédents familiaux.
  • L'hérédité compte : chez les vrais jumeaux, quand l'un est atteint, l'autre l'est aussi dans jusqu'à 60 % des cas selon les études.
  • Une baisse de vue inexpliquée, une plaie du pied qui ne guérit pas, une anomalie rénale sur une analyse : ce sont les portes d'entrée habituelles du diagnostic.

Questions fréquentes

Peut-on l'avoir sans rien ressentir ? Oui, c'est fréquent. Il est souvent détecté par une analyse plutôt que par une plainte.

Peut-il venir d'autre chose ? Oui. Il peut compliquer certaines maladies hormonales ou métaboliques, certains traitements, ou une atteinte du pancréas.

Et le diabète de grossesse ? C'est une forme à part : sucre dans les urines pendant la grossesse, bébés de poids élevé. Contrôler le sucre de la mère ramène ce poids à la normale. Un diabète permanent peut apparaître plus tard.

Sources

  • Pathology Illustrated (7th ed.), Reid et al. — Endocrine Pancreas — Type 2 Diabetes Mellitus, p. 652
  • Pathology Illustrated (7th ed.), Reid et al. — Complications of Diabetes, p. 653
  • Pathology Illustrated (7th ed.), Reid et al. — Endocrine Pancreas — Islets of Langerhans, p. 650
  • Pathology Illustrated (7th ed.), Reid et al. — Intercurrent Renal Conditions — Diabetes, p. 479
  • Enquête nationale STEPS 2017, Ministère de la Santé (Maroc)

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Cet article est une information générale et ne remplace pas une consultation. En cas de symptôme, consultez un médecin.

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